Construction automobile en Algérie: Suppression des avantages fiscaux

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Le gouvernement algérien, vient de supprimer les avantages fiscaux, accordés par le Code des investissements, élaboré par l’ancien ministre del’Industrie et des Mines, Abdesslem Bouchouareb, de l’ancien  gouvernement dirigé par Abdelmalek Sellal.

Pour rappel, les constructeurs automobiles, bénéficiaires des exonérations fiscales des TAP, TVA et l’IBS, ainsi qu’un tarif douanier à hauteur de 5%, sont Renault,Hyundai et Volkswagen, censés implanter une industrie de construction automobile, avec le transfert de la technologie, la création de l’emploi, et la satisfaction des besoins du pays, en véhicules, et bon du boulonnage, pour transférer les devises algériennes vers l’étranger.

Le but du gouvernement de Tebboune, de supprimer les avantages fiscaux , vise à diminuer le manque à gagner et les préjudices causés au Trésor Public.
Ainsi, les avantages fiscaux accordés à ces écuries, n’ont pas eu un effet positif, sur les prix des véhicules, au contraire, les prix ont flambé, au grand dam du citoyen, sachant que ces écuries n’ont pas réussi à profiter de l’attractivité et des opportunités du marché algérien, et les perspectives pour éventuelle exportation vers les pays d’Afrique.

Concernant les exonérations fiscales, les constructeurs automobiles bénéficiaient de la Taxe de l’Activité Professionnelle TAP, qui ne dépasse pas les 2%, de l’Impôt sur le Bénéfice IBS, qui ne dépasse pas les 23%, ainsi que l’éxonération de la Taxe de la Valeur Ajoutée TVA de 19%, en plus de 5% du tarif douanier, ainsi que de la somme située entre 90000 DA à 150000 DA, exigée pour les nouveaux véhicules importés.

Sur ce registre, nous avons appris, que le gouvernement vient d’adresser à tous les constructeurs automobiles implantés en Algérie,un rectificatif fiscal, pour récupérer le manque à gagner du Trésor Public.
Ainsi, les véhicules, importés dans le cadre du SKD, seront comptés, en vue de totaliser le manque à gagner du Trésor Public.

Pour rappel, les prix des véhicules “montés” en Algérie, ont triplé ces derniers temps par rapport aux véhicules importés par les concessionnaires automobiles.