Accusé de financement de Daesh en Syrie : Il devient DG de Lafarge Algérie

Lafarge Holcim a désigné, le 31 août 2016, le français Jean-Jacques Gauthier , Directeur Général de Lafarge Algérie, pour lui éviter des poursuites judiciaires, suite à des accusations l’impliquant dans des opérations de financement du groupe terroriste de Daesh.

Cette nomination paraissait comme une passation de pouvoir entre Jean-Jacques Gauthier, et son prédécesseur Eric Meuriot, parti en retraite, mais en réalité ; le but recherché est lié à la volonté du groupe franco-suisse d’éviter que le nouveau DG de Lafarge Algérie, soit la cible des médias, et des ONG,  qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour dénoncer le financement du groupe terroriste de Daesh en Syrie.

Jean-Jacques Gauthier a été contraint d’accepter le modeste poste de DG de Lafarge Algérie, malgré qu’il était le numéro 2 du plus important  cimentier du monde, sachant qu’il avait occupé de 2001 à 2015, respectivement les postes de Directeur financier et Directeur Exécutif du groupe Lafarge, avant sa fusion avec le groupe suisse Holcim en juillet 2015. Après cette fusion, il occupa le poste du Directeur de l’intégration, de l’organisation et les ressources humaines, en plus du poste de membre du Comité Executif du groupe Lafarge Holcim.

Le ministère algérien du Travail, dans le collimateur

Le ministère algérien du travail, dirigé par l’ancien ministre Mohamed El Ghazi, est accusé de négligence, en matière d’enquête approfondie, liée à la délivrance de permis de travail, pour les étrangers, sachant que Jean-Jacques Gauthier, faisait partie du personnel de Lafarge, accusé d’avoir conclu un accord avec le groupe terroriste de Daesh, pour l’exploitation de la cimenterie d’alep, au nord de la Syrie, en contrepartie de financement du groupe terroriste, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il faut rappeler, que Jean-Jacques Gauthier, avait vécu en Algérie, jusqu’à l’âge de 15 ans, ce qui dénote les carences et lacunes du ministère algérien du travail et de la Sécurité Sociale, dont les responsables se contentèrent apparemment de feuilleter les pièces du dossier du demandeur du permis du travail au lieu d’aller au fond des choses.

Enquête en France sur les liens entre Lafarge et Daesh

Les autorités judiciaires en France, avaient ouvert une instruction judiciaire en France, sur les activités du cimentier Lafarge en Syrie, un mois et demi, avant la nomination de Jean-Jacques Gauthier comme directeur général de Lafarge en Algérie.

Trois magistrats, un de la section de lutte antiterroriste et deux de la section financière, avaient été choisis pour mettre la lumière sur l’implication de Lafarge, dans des opérations de financement de Daesh.

Ce scandale avait contraint le Directeur Exécutif du groupe Lafarge Eric Olsen, à jeter l’éponge, après que le groupe ait reconnu avoir donné de l’argent à Daesh, pour poursuivre ses activités en Syrie

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