L’IGF, roule-t-elle pour la mafia politico-financière ?

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L’annonce de la création d’une direction générale de contrôle des finances, par le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, serait–elle le prélude pour se débarrasser de l’Inspection Générale des Finances IGF, dont le rôle et les missions, ne font plus l’unanimité.

Cette institution créée, dans le sillage du décret 53-80 du 1 mars 1980, fait l’objet de plus en plus de critiques de la part des compétences algériennes, qui l’accusent d’être un instrument au service de la mafia politico-financière, et de certains politiques, qui ont mis main basse sur les richesses des algériens. L’annonce de la création d’une direction générale de contrôle des finances publiques, est considérée comme un coup dur aux responsables véreux , même ceux composant l’office central de lutte contre la corruption , créé en 2011 , entré en activité en 2013 et cette oligarchie, qui a longtemps mis la main sur les projets et l’argent public.

Pour de nombreux experts, l’IGF est derrière la casse de certaines entreprises publiques, des banques, organismes financiers, des administrations douanière et fiscale.

Pour ces experts, chaque responsable qui ne se soumet pas au diktat imposé par des responsables de l’IGF, fait rapidement l’objet de menaces et de poursuites judiciaires, ayant causé d’importants dégâts au sein des cadres et compétentes contraints au licenciement, où à la prison.

Pire encore, ceux qui concoctent des dossiers d’accusation de cadres, blanchis plus tard par la justice, ne sont ni inquiétés ni auditionnés, ce qui prive les cadres d’une protection de l’Etat, et  d’initiatives pour étaler tout leur savoir-faire