Incendies des usines de montage des appareils d’électroménagers à Sétif et Bord Bou Arreridj : Des zones d’ombre

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Des zones d’ombre marquent les enquêtes diligentées sur des incendies, ayant ravagé des usines de montage des appareils d’électroménagers dans les wilayas de Sétif et Bordj Bou Arreridj, nous confient des sources proches des compagnies d’assurances algériennes.

Ces usines de montage d’appareils électroménagers, avec la formule SKD, ont été ravagées par des incendies, quelques temps après leur mise en activité.

Ces usines ont été d’ailleurs rapidement indemnisées, sans recourir à des enquêtes approfondies par les instances compétentes, ce qui ouvre la voie à toutes les interprétations et spéculations.

Les spéculations tournent autour des estimations et valeurs réelles de la marchandise et matériels, importés, ravagés par les incendies, sachant que les propriétaires de ces deux projets bénéficiaient de l’aide économique, octroyée par l’agence nationale de la promotion des investissements, notamment pour les opérateurs économiques du SKD.

Pour rappel, quelques usines de montage des appareils électroménagers, ont été ravagées par des incendies, comme celle implantée en partenariat entre le groupe sud-coréen Samsung et le groupe privé algérien Cévital d’Issaad Rabrab,ravagée par le feu, le 20 juillet 2014, au même titre que celle du groupe Condor, en septembre 2014 et juillet 2015. Aucune enquête n’a suivi ces incendies devant un mutisme intrigant des compagnies d’assurances.

Selon des informations rapportées par le média algérien, Aljazairalyoum,le groupe sud-coréen Samsung avait interdit à son partenaire algérien Cévital, l’exportation des produits montés en Algérie, à cause de l’enregistrement du produit au nom, de l’entreprise-mère et des clauses ambigües dans le contrat signé par les deux parties.

Par ailleurs, il faut noter qu’aucune enquête n’a été ouverte au sujet des incendies qui ont ravagé l’usine Attia de l’électronique et une agence du Crédit Populaire Algérien CPA, situés à Hai » Souk el Fellah » au centre-ville de Bordj Bou Arreridj, en juillet 2015.

Sur ces incendies, il est inconcevable, qu’aucune enquête n’a été effectuée par l’administration fiscale, au sujet d’une entité bénéficiaire d’exonération d’impôt, et des avantages accordés par le Code des investissements, et des préjudices financiers, estimés à des centaines de milliards de centimes, causés au Trésor Public et aux compagnies d’assurances.