Pendant que,les élus choisissent l’Espagne, la mafia dicte sa loi sur les plages d’Oran

Les plages ne sont plus gratuites, comme le semble nous faire croire les responsables du tourisme où les élus locaux de la wilaya d’Oran,pour goûter au plaisir de la mer, il faut se tourner vers poches.
Cette donnée s’est confirmée ces derniers jours à l’occasion de la canicule qui a touché l’Algérie, dès le début de l’été, coincidant avec la fin du mois du jeûne.

Ainsi, pour bénéficier de l’accès à la plage, l’estivant postulant doit obligatoirement débourser au moins 1000 DA, pour avoir une chaise,une table et une parasol,auprès d’un plagiste autoproclamé.
Ceci à l’inverse des déclarations du département ministériel de l’Intérieur, dirigé par Noureddine Bedoui, annonçant la gratuité de l’accès aux plages, et la fourniture gratuite de chaises, tables et parasols par les autorités locales.

Sur le terrain, une famille composée de quatre personnes est contrainte de débourser au minimum 3000 DA, pour bénéficier de quatre chaises, une table et un parasol, sans parler des frais de stationnement de véhicules, fixés à partir de 200 DA, dans des tickets, ne mentionnant ni l’entité qui gère l’aire de stationnement, ni le bénéficiaire de cette cagnotte qui échappe totalement au Trésor Public.

Même les douches installées par les autorités locales, n’échappent pas au diktat des prédateurs des plages, pour avoir quelques gouttes d’eau pour se doucher, il faut payer au moins 50 DA.

Selon certaines indiscrétions, le matériel promis par le Ministère de l’Intérieur, aurait été détourné et vendu à ces jeunes saisonniers, et là les yeux sont rivés du côté des élus locaux des communes côtières de la wilaya d’Oran et leurs ramifications mafieuses, et qui prennent en otage, et à chaque saison estivale des millions d’estivants. A entendre, certains bruits qui circulent, les élus locaux s’empressent de remplir les poches, avant l’expiration de leur mandat, au su et au vu des autorités locales et des services de sécurité.

Pollution et manque d’hygiène

 

Les 34 plages autorisées à la baignade au niveau de la wilaya d’Oran, ont un point commun, à savoir l’absence d’hygiène et pollution.

Des tonnes de déchets ménagers sont jetés pêle-mêle sur les plages, à tel point, qu’on n’arrive pas à se frayer un petit espace pour s’installer.

Cela s’ajoutent, à ces millions de mètres cubes d’eaux usées qui se déversent sur les plages, par les établissements hôteliers, jamais inquiétés outre mesure, malgré l’existence de loi, régissant l’activité.

Les menaces de mort des jets-skis

 

Comme chaque année, les jets- skis et leurs menaces de mort, ont fait leur apparition dans les plages autorisées à la baignade, de la wilaya d’Oran, devant les yeux des services de sécurité.
Pour rappel, ces jets-skis, ont causé ces dernières années, plusieurs accidents causant la mort d’estivants, dont des enfants.

Des maîtres- nageurs, sans moyens

 

Des maîtres- nageurs saisonniers, jeunes, manquant d’expériences, et de moyens, sont recrutés pour sauver des vies humaines, avec des résultats catastrophiques, comme l’atteste le niveau exigé pour l’accomplissement de cette mission dans d’autres cieux.

L’improvisation chez les responsables du tourisme, et de ceux qui chantent” Oran, une destination privilégiée”, a atteint des seuils intolérables, suscitant le courroux des oranais et ses hôtes.

Les élus locaux choisissent l’Espagne

A l’hémicycle de la wilaya d’Oran, les élus de l’APW d’Oran, et les responsables de l’Exécutif, en premier lieu le Directeur du Tourisme de la wilaya d’Oran, évoquent la destination Oran, et ses 20 millions d’estivants, en étalant sur les colonnes de journaux et sur les bulletins des médias audiovisuels, que la wilaya d’Oran est fin prête pour accueillir, un nombre important d’estivants et de visiteurs, mais, en réalité , rien n’est préparé comme il se doit et ses millions d’estivants, seront déçus, dès leurs arrivées sur les sites, par ce comportement inadmissible de cette mafia des plages.
En ce moment là, les élus locaux prennent la destination d’Espagne, et ses côtes pour passer des vacances paisibles avec leurs familles, loin du bruit et du diktat des plagistes.
Pour rappel, la majorité des élus avait acheté des appartements, et même des commerces, sur la côte de l’Espagne.

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