Qatar-Arabie Saoudite: Les raisons du divorce

53

Les raisons du divorce du Qatar et l’Arabie Saoudite sont liées à un rapprochement entre l’Emir du Qatar Tamim et le président syrien Bashar Al Assad.

Cette révélation a été faite par le journaliste britannique Robert Fisk, sur les colonnes du journal britannique The Independant.

Ce dernier a qualifié les derniers développements de la crise entre le Qatar et certains pays arabes, dont l’Arabie Saoudite, de pièces théâtrale Sheakspearienne.

Dans un article intitulé » la vraie histoire de la crise », Robert Fisk, estime que cette crise confirme deux choses, premièrement, le monde arabe vit encore son enfance, et n’a pas encore atteint la maturité, et deuxièmement, l’effondrement total de ce qu’a été appelé l’unité sunnite, qui devait être fondée à l’occasion du Sommet de Ryad,en présence du Chef de la Maison Blanche Donald Trump.

Le secret des Maldives

Le journaliste britannique a justifié la décision des îles des Maldives de rompre ses relations diplomatiques avec Qatar, des privilèges accordés par l’Arabie saoudite, qui vient d’accorder à ses îles de l’océan indien, des prêts de 300 millions de dollars sur une période de 5 ans,en plus d’investissements dans le secteur du tourisme, d’un montant de 100 millions de dollars, un don pour la construction de 10 mosquées, sachant que des dizaines de terroristes qui combattent en Irak et en Syrie, sont issus des îles des Maldives.

La Base américaine

Robert Fisk, a évoqué également la base américaine basée à Qatar et sa mission, en revenant sur cette phrase prononcé par l’ancien émir déchu et père de l’actuel émir Tamim « On ne peut pas expulser les américains, cela signifie que le Qatar sera envahi par ses frères arabes » allusion faite aux saoudiens.

L’Iran

Robert Fisk pense que c’est les saoudiens qui confectionnent la politique des Etats du Golfe, l’émirat de Dubaï,où des milliers d’iraniens vivent, est proche de l’Iran, l’ennemi juré des Al Saoud, et qui ne peut pas rompre avec Téhéran, à l’inverse de l’émirat d’Abu Dhabi,Oman est dans la même enseigne que Dubaï, comme l’indique les dernières manœuvres militaires conjointes effectuées, par les armées d’Oman et d’Iran, il y a deux mois, le Pakistan a refusé d’envoyer des troupes, pour soutenir Ryad dans son agression contre le Yémen, et qui s’ajoute au refus du Raïs égyptien d’envoyer des troupes terrestres, dans cette agression, indispensables dans la lutte contre le terrorisme au Sinaï et à la frontière avec la bande de Ghaza, et dans la sécurisations des sites touristiques égyptiens fréquentés par les touristes étrangers.

Selon le journaliste britannique les signes d’un rapprochement entre l’émir de Qatar et le président syrien Bashar Al Assad, sont mal vus par Ryad, et derrière cette campagne menée par le régime des Al Saoud, et ses alliés.

Les saoudiens n’ont pas apprécié les déclarations des religieuses de Maaloula, qui ont salué le rôle joué par les autorités qataries et syriennes, pour leur libération des mains du groupe terroriste du Front d’Al Nosra, la libération des militaires libanais, lors d’un échange de prisonniers.

Les saoudiens soupçonnent les qataris de les doubler, et de s’investir dans l’après-guerre en Syrie, en participant activement à la reconstruction de ce pays, sachant que Doha ne revendique plus le départ du président syrien Bashar Al Assad.

Selon les saoudiens, les qataris vont investir des centaines de milliards de dollars en Syrie,dans le secteur de l’énergie, au cas où Bashar Al Assad reste au pouvoir