Chakib Khelil insiste sur la révision du nouveau modèle économique

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L’ancien ministre algérien de l’Energie,M.Chakib Khelil,insiste sur la nécessité de réviser le nouveau modèle économique préconisé par les pouvoirs publics, pour faire faire à la chute des revenus pétroliers de l’Algérie.

Cette déclaration a été faite, lors d’une interview que Chakib Khelil avait accordé à notre consoeur Djazairalyoum.

Pour l’ancien ministre de l’Energie, il est indispensable de réviser certains paramètres du nouveau modèle économique, pour le rendre, plus accessible à sa mise en oeuvre.
Sur ce registre, il préconise la mise en place de nouveaux détails, et un large débat, en vue de déterminer les responsabilités, et les délais de son exécution.

Pour ce qui est de ce nouveau modèle économique, Chakib Khelil fait savoir, qu’il aidera à diversifier l’économie algérienne, tout en se débarrassant progressivement de la dépendance vis à vis des revenus des hydrocarbures. Pour sa réussite, le gouvernement doit déterminer les prérogatives et les responsabilités de chacun, pour mieux contrôler sa mise en oeuvre, tout en optant pour une stratégie de communication, favorisant la fluidité de l’information entre les différents intervenants, dans la perspective d’une meilleure transparence.

Concernant le consensus trouvé lors de la réunion de Viennes de jeudi dernier, l’ancien ministre de l’Energie, estime que ce consensus permettra une hausse relative des cours pour atteindre la fourchette 55-65 dollars durant la période oscillant entre le deuxième semestre 2017, et la première moitié de 2018, tout en favorisant la diminution des stocks internationaux du pétrole.

A une question concernant la chute des revenus du pays et son impact sur la mise en oeuvre du nouveau modèle, Chakib Khelil, estime que l’Algérie est capable de diversifier ses revenus et son économie, à condition de savoir rationaliser les dépenses, et d’attirer et capter le flux des investissements nationaux et étrangers, dans la perspective d’un taux plus élevé de croissance. L’échec dans ces deux paramètres, conduira le pays à l’endettement extérieur, et ses aléas de diminution de marge de manoeuvres et même d’indépendance et de souveraineté en matière de prise de décisions.

S’agissant de la baisse du volume d’investissements dans le secteur des hydrocarbures en Algérie,depuis 2010, Chakib Khelil révèle que l’Algérie fait face à une féroce concurrence de la part des pays producteurs du pétrole, d’où la nécessité de redoubler d’efforts en matière d’investissements pour la découverte de nouveaux gisements susceptibles d’assurer de meilleures réserves pour le pays.
Pour en arriver là, il est indispensable de réviser le système fiscal et parafiscal, en matière de conclusion de contrats, et de production, pour encourager la flexibilité  de la gestion du partenariat avec les sociétés étrangères.
Pour sortir le pays de la crise financière et la dépendance vis à vis des revenus pétroliers, l’ancien ministre de l’Énergie, préconise à moyen terme, la création d’opportunités d’emplois et le renforcement du pouvoir d’achat du citoyen, tout en suggérant de visiter sa page facebook, pour en savoir plus sur sa stratégie annoncée dans la conférence qu’il avait avait animé à Oran.   https://www.facebook.com/officielchakibkhelil

Au sujet des relations entre l’Algérie et les Etats Unis d’Amérique, Chakib Khelil précise que Washington reconnaît le rôle majeur que joue notre pays sur la scène internationale, tout en accordant un intérêt particulier au renforcement de la coopération économique entre les deux pays.” Le temps est venu, dit-t-il pour attirer les investisseurs américains dans tous les domaines, notamment pour les secteurs de l’agriculture et l’industrie.

S’agissant de l’Élection d’Emmanuel Macron, à la tête de l’Etat français, et du devenir des relations algéro-françaises, Chakib Khelil, note que la France fait face à une grave crise économique et sécuritaire, qui constituera la priorité du nouveau locataire du Palais de l’Elysée, ce qui ne va pas donné un nouvel élan au relations entre les deux pays, et par voie de conséquence cette situation n’aura aucun effet positif sur la projection de diversifier l’économie algérienne.