Nouredine Leghlil: Les raisons des attaques contre Chakib Khelil !

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Un expert algérien en Finance et énergie, établi en Suède vient de mettre à nu les véritables causes des attaques menées par certains cercles contre la Sonatrach et l’ancien ministre algérien de l’Energie, M.Chakib Khelil.

Dans une interview, accordée à notre consoeur Aljazairalyoum.com, l’expert algérien en finance et analyse au niveau de la bourse de Stockholm, en Suède, M.Nouredine Leghlil, a indiqué que l’ancien ministre de l’Energie M.Chakib Khelil, avait réussi dans un laps de temps très court, à faire de la Sonatrach, une puissante entreprise pétrolière qui dérange les intérêts de certaines sociétés étrangères. Selon l’expert algérien, établi en Suède, une simple déclaration de Chakib Khelil, influençait dans certains cas les cours du pétrole.
Pour Nouredine Leghlil, le recours à l’endettement dans la conjoncture actuelle, coûtera cher à l’Algérie.Il ajoute que les indices de notations des organismes internationaux, sont en défaveur de l’Algérie, ce qui dénote qu’aucune banque ne peut accorder à l’Algérie, un prêt dépassant les 500 millions de dollars.

Le recours à l’endettement auprès du FMI et de la Banque mondiale, causera les même effets du début des années 1990, avec les conséquences du rééchelonnement de la dette, et la compression des travailleurs et la fermeture des entreprises.

Pour Leghlil, l’économie algérienne demeure tributaire des revenus pétroliers, et le déficit budgétaire ne cesse d’augmenter, au même titre que la Bourse d’Alger, dans un coma depuis 20 ans, sont autant d’indicateurs sur la nécessité de changer de stratégie pour diversifier les revenus, et libérer les énergies.
Concernant les scandales qui éclaboussent les grandes sociétés algériennes, comme la Sonelgaz et la Sonatrach, l’invité d’Aljazairalyoum.com, estime que si ces entreprises étaient introduites dans la bourse, on entend jamais parler de ces scandales de dilapidation de deniers publics et de détournements de fonds.
Pour Leghlil, la transparence en matière de gestion, est l’ennemie numéro un du secteur privé en Algérie,citant les grosses cylindrées comme Ali Haddad et Issad Rabrab, qui évitent l’entrée en bourse de peur d’afficher sa situation financière vis à vis de l’administration fiscale. l’expert financier évoque aussi ce phénomène d’instabilité politique , les changements répétés des chefs de gouvernement et les perpétuels amendements de la législation.
Concernant la convertibilité du dinar,Legheliel estime qu’il est nécessaire d’opter, pour cette mesure si on veut intégrer l’économie du marché, estimant que la mesure de convertir partiellement le dinar, est une mesure insuffisante que le Gouverneur de la Banque d’Algérie devra revoir.
Pour l’expert financier international, il est inconcevable de tolérer une monnaie avec deux valeurs, l’une officielle et l’autre du marché informel. Au sujet d’un flux important de fuite de capitaux en cas de la convertibilité du dinar, Leghiel indique que l’absence de visibilité économique et stratégie de réunir les conditions pour une attractivité d’investissement, sont à l’origine de la fuite des capitaux et le transfert d’argent vers l’étranger.
Pour ce qui est de la Sonatrach, Leghiel indique que les cadres qui ont été à la tête de la Sonatrach durant la période 2000-2010, et à leur tête Chakib Khelil, ont permis à la compagnie pétrolière algérienne de se classer parmi les dix meilleures entreprises du monde. Selon lui, Sonatrach est devenue plus puissante que la française Total, comme le souligne, les chiffres publiés annuellement sur la situation financière de la société