BNA – Mehri Djillali: Le scandale banquier

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La Banque Nationale d’Algérie (BNA), est secouée par un scandale lié à une hypothèque “fictive”, entourée de plusieurs zones d’ombre, dont le bénéficiaire n’est que l’homme d’affaires algérien, M.Mehri Djillali.

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L’implication de certains responsables de la Banque Nationale d’Algérie BNA,dans un scandale financier, liée dans une vraie fausse hypothèque, est loin de livrer tous ses secrets

Il s’agit de l’hypothèque «fictive» d’un immeuble, situé au 11, BD de la Soummam à Oran, effectuée au nom de la SIFFAN, une société française de l’ère coloniale, que dirige l’homme d’affaires algérien M.Mehri Djillali. Selon l’estimation de la Conservation foncière de la wilaya d’Oran, la valeur de ce patrimoine, d’une superficie de 1618M2, de 4 niveaux sous-sol et de 5 étages, est de 50 milliards.

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Sur ce plan, il faut noter que le bénéficiaire de l’hypothèque, qui ne détient aucun titre de propriété (l’affaire est toujours devant la justice) avait bénéficié de deux prêts bancaires de la part de la BNA, le premier auprès de l’agence BNA de Bordj El Kiffan à Alger, pour un montant de 80 milliards de centimes, en date du 22 avril 1998, alors que  le second prêt a eu lieu au niveau de la Direction Générale de la BNA, pour un montant de 350 milliards de centimes, en date du 18 octobre 1999 . Les deux prêts étaient destinés à la réalisation et l’équipement d’une usine de production de boissons gazeuses.

L’affaire qui tiendra pour des mois la chronique algérienne, au sujet d’un immeuble qui devait être intégré dans le patrimoine des Biens de l’Etat, en vue de régulariser des dizaines de familles occupantes les lieux et qui étaient menacées par l’expulsion, suite aux subterfuges utilisés par le propriétaire de SIFFAN, engendrant des actions des résidents du 11, BD de la Soummam, à Oran, et un bras de fer judiciaire entre les deux parties. Ce bras de fer révéla les accointances au niveau de différentes administrations, jouant le rôle facilitateur pour une prédation avéré d’un bien de l’Etat. L’entrée sur scène du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux, pour mettre la lumière sur cette scabreuse affaire, changea la tournure des évènements au profit de la crédibilité de l’Etat et de la confirmation de l’indépendance de la justice. Il est à signaler qu’aucune information n’a filtré sur le remboursement des deux prêts.

Ainsi, Algérieactu a réussi à s’approprier des documents compromettants la BNA, comme l’indique le rapport d’expertise effectué par le tribunal de Sidi M’hamed, près la Cour d’Alger, en date du 2 juin 1999, au sujet de l’évaluation immobilière de la SIFFAN.

Le rapport de l’expertise n’est que le prélude à la mise à nu de cette vraie-fausse hypothèque, puisque, l’agence de la BNA de Bordj El Kiffan, vient de répondre à la requête du président du tribunal d’El Harrach à Alger, en faisant savoir que la Société SIFFAN n’a jamais bénéficié d’un prêt de 80 milliards de centimes, après avoir hypothéqué l’immeuble 11, BD de la Soummam.