OAIC: Tourmente à la CCLS de l’Ouest

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Une grande tourmente secoue actuellement l’Union Régionale des Coopératives des Céréales et Légumes Secs de l’Ouest, suite à des décisions prises par le Directeur Général , jugées unilatérales, et en violation de la loi en vigueur,concernant le code des marchés publics, par des directeurs des unités du groupe, relevant de l’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales OAIC.
A titre explicite, le DG de l’union vient d’imposer l’achat de pièces de rechange du parc roulant des 13 unités que compte le Groupe à l’Ouest algérien, auprès d’un fournisseur, de la wilaya de Relizane,qui n’a jamais soumissionné, au détriment de deux fournisseurs retenus par la commission d’achat, comme l’atteste le document en notre possession.

 

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Fax mili du PV de réunion d’attribution de marché à deux fournisseurs

Les deux fournisseurs avaient présenté les meilleures offres sur les cinq fournisseurs qui ont participé à cette soumission. En refusant le diktat de son Directeur Général, à savoir retenir le fournisseur choisi par leur responsable hiérarchique,le directeur de l’unité d’Ain Témouchent a été prié de prendre congé, remplacé par un proche venu de l’unité de Tlemcen. Cette décision, jugée arbitraire fera sortir les travailleurs de la même unité,qui observèrent, il y a quelques jours un Sit-in de protestation, sachant que le directeur de l’unité de Mostaganem a eu le même sort que celui d’Ain Temouchent et le.DFC de la direction Générale de l’Union Régionale d’Oran
D’autres directeurs d’unités feront les  frais des décisions du directeur Général de l’Union, à l’instar de celui de Tiaret, qui se voyait retirer la gestion des unités de Mahdia et Frenda.

Selon certaines informations, qui circulaient autour de cette Union,le DG est soupçonné de vouloir justifier des dépenses atteignant les trois milliards de centimes, liées à des achats de pièces détachées, qu’on n’arrive pas à justifier, d’où le recours à un fournisseur, sans passer par la commission d’achat. Par ailleurs, il faut noter que les dépenses de chaque unité pour les pièces de rechange sont estimées à 50 millions de centimes mensuellement.

Il est à souligner, que le DG a eu dans le passé des démêlés avec la justice dans une affaire de gestion.

Certaines informations font état de l’imminente arrivée d’une commission d’enquête dépêchée par le Ministère de l’agriculture, pour mettre toute la lumière sur ce business, qui apparemment échappe au contrôle de l’Etat.
Pour certains professionnels interrogés par nos soins, il y a une volonté délibérée de mise à mort programmée de l’OAIC, considéré comme un fleuron de l’économie algérienne,post-indépendance, au profit d’une oligarchie qui aura à réguler tout ce que mangent les algériens, à commencer par le blé, source du pain.