Industrie automobile (Cahier des charges): Bouteflika discrédite Sellal et Bouchouareb

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Algérieactu a appris de source digne de foi, que le président algérien, M .Abdelaziz Bouteflika ; vient d’ordonner au premier ministre M. Abdelmalek Sellal et son ministre de l’Industrie et des Mines, M.Abdesslem Bouchouareb, de retirer en urgence le cahier des charges, concernant l’exigence auprès des concessionnaires automobiles, de procéder à la fabrication de pièces détachées automobiles en Algérie.

Algérieactu, qui avait évoqué le sujet, avait appris que le Président de la République s’est mis en colère, contre son premier ministre, concernant le contenu de ce cahier de charges, en exigeant son retrait et réexamen, dans le conseil du gouvernement de mercredi prochain. M.Abdelaziz Bouteflika, croit savoir, selon les rapports, qui lui ont été communiqués, que le contenu du cahier des charges, élaboré par les services d’Abdesslem Bouchouareb, et validé par Abdelmalek Sellal, vise à officialiser le transfert illégal des devises vers l’étranger, et mettra la main sur l’argent des banques publiques algériennes.

Des véhicules fabriqués localement, plus chers, que les véhicules importés

Les rapports transmis, au président de la Républiques, ont confirmé les conclusions des expertises économiques indépendantes, et qui révèlent que les véhicules que l’Algérie compte fabriquer localement, vont coûter au minimum au Trésor Public, 10% de plus que les véhicules importés, sans compter les sommes issues des facilitations fiscales accordées aux concessionnaires, sous le prétexte de soutien à l’investissement.

Un cahier des charges, vide

Conformément aux rapports des expertises, et même des concessionnaires automobiles nationaux et étrangers, le cahier des charges, composé de 5 chapitres et 17 articles, est vide.

Ce cahier des charges est  sorti en catimini, en avril 2016, dont Algérieactu, avait révélé le contenu, le premier avril dernier, avait été annoncé une année plus tard, dans un contexte marqué par une confusion totale en matière de communication, et des déclarations contradictoires entre le Premier ministre, et son ministre de l’Industrie.

Un Conseil du gouvernement le 19 avril

Un nouveau cahier des charges, sera examiné lors de la tenue du Conseil du gouvernement le mercredi 19 avril prochain, suite à un ordre émanant d’Abdelaziz Bouteflika, dans le but de l’élaboration d’un document aux normes internationales,susceptible de garantir à l’Algérie, de poser les premiers jalons d’une industrie automobile, tout en évitant le transfert illégal de l’argent des algériens, vers l’étranger.

Sellal et Bouchouareb, dans de petits souliers

Notre source affirme, que le retrait du cahier des charges, élaboré par les services d’Abdesslem Bouchouareb ; est un coup dur pour les concessionnaires automobiles, qui ne s’intéressaient qu’à l’argent des algériens, sans procéder réellement à appliquer la vision et la stratégie des pouvoirs publics algériens concernant l’industrie automobile en Algérie, permettant la création de dizaines de milliers d’emplois pour les algériens  et le transfert de la technologie.

Les rapports transmis au Président de la République, ont mis l’accent sur la responsabilité du Premier ministre Abdelmalek Sellal et son ministre de l’Industrie, Abdesslem Bouchouareb, en matière d’application des lois de la république, et les orientations du Chef de l’Etat, concernant la transparence, pour barrer la route aux lobbys du transfert illégal des devises vers l’étranger, la réalisation de projets fictifs, maquillés en projets rapporteurs à l’économie algérienne, mais, en réalité destinés à « pomper » les ressources du pays.

Commission d’inspection légère

La présidence de la République a reçu des rapports alarmants sur la commission d’inspection, dépêchée par Abdelmalek Sellal, pour mettre la lumière sur ce qu’a été rendu public, au sujet de l’usine d’assemblage du constructeur automobile sud-coréen, Hyundai, de Tiaret, et les accusations ciblant l’homme d’affaires Tahkout. Cette commission avait accordé quatre jours au patron Hyundai Algérie, pour se mettre aux normes, pour arriver enfin à dire aux algériens, que tout est bon. Tahkout a eu même les félicitations du premier ministre Abdelmalek Sellal. Un avis que la Présidence de la république, ne partage pas, dans la mesure, où le Premier magistrat du pays, vient de suspendre des magistrats de la Cour des Comptes, en relation avec ce dossier.