Production et montage de véhicules: Abdelmalek Sellal demeure impuissant

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Le gouvernement d’Abdelmalek Sellal demeure impuissant face aux pressions des concessionnaires automobiles, et des barons de l’importation des véhicules, et le projet de lancement des jalons d’une industrie automobile, s’avère une chimère.

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Ce qui n’était qu’une rumeur, s’est avéré vrai, au sujet de l’industrie automobile en Algérie. Le gouvernement dirigé par Abdelmalek Sellal, piétine une loi adoptée et votée par le parlement algérien, à savoir, l’article 52 de la Loi des Finances 2014, qui stipule que les concessionnaires automobiles, sont tenus par l’obligation de création d’activités industrielles, semi industrielles, où activités liées à l’industrie automobile, dans un délai de trois années, à compter de la parution de cet article de loi sur le Journal Officiel JO.

L’article 52 ajoute, qu’en cas de non –respect,il en résulte le retrait de l’agrément pour le concessionnaire automobile. Le gouvernement Sellal devait ainsi dès le mois de janvier dernier, déterminer le nombre des véhicules à importer, et passer à l’action en matière de retrait d’agrément pour les concessionnaires récalcitrants, où qui n’ont pas respecté la loi 52 de la LF 2014, sachant que Sellal lors sa visite dans la wilaya de Tiaret avait menacé le 23 juin 2016 les concessionnaires automobiles, qui ne s’impliquent pas dans la concrétisation de la politique des pouvoirs publics, pour le développement de l’industrie automobile en Algérie, s’appuyant sur la Loi de Finances 2016, et occultant celle de 2014, pour accorder un nouveau délai qui expire le 31 décembre 2017. Même son de cloche chez le ministre de l’Industrie et des Mines, M.Abdesslem Bouchouareb, qui menaça les concessionnaires automobiles, le 29 juin 2016, de retrait d’agrément, mais, à partir de l’échéance fixée au 31 décembre 2016.

Un cahier des charges, pour la galerie

Le cahier des charges, portant conditions et modalités d’exercice de l’activité de production et de montage de véhicules, édité en avril 2016, dont Algérieactu, détient une copie, dévoile plusieurs zones d’ombre, et confirme un gouvernement fragile face aux pressions des concessionnaires et de pays étrangers, qui monopolisaient le marché automobile, en Algérie, et qui n’ont jamais avalé la pilule, de voir le pays passer à l’étape de fabrication des véhicules, pour alléger le fardeau des importations. Le cahier des charges, composé de 5 chapitres, et 17 articles est truffé d’ambiguïtés, en matière d’intégration industrielle, et son calcul du taux de cette intégration , transfert de technologie, ainsi que la sous-traitance. Sur ce registre, de nombreux algériens ignorent les qualités et les compétences, de ceux qui ont confectionné les articles et clauses de ce cahier des charges. Sur un autre volet qui intéresse les algériens, il faut noter qu’en plus de la qualité des véhicules produits en Algérie,  le coût de montage,  oscille entre 12000 et 20000 dollars, Hors Taxe HT, et non entre 3000 et 5000 dollars, comme l’indiquent les règles de calculs d’intégration fixées par le cahier des charges.

L’absence d’une meilleure clarté des textes, publiés dans le cahier des charges, et la non-mise en œuvre de l’article 52 de loi des Finances 2014, témoigne le tâtonnement du gouvernement Sellal et du ministre de l’Industrie, Bouchouareb, à aller de l’avant dans la stratégie d’édification d’une industrie automobile, comme l’ont fait nos voisins marocains.

Le gouvernement Sellal semble plier face aux barons de l’importation, et de la concession automobile, et rappelle aux algériens, l’échec du projet « Fatia » de Bouchekif à Tiaret dans les années 80, à cause des licences d’importation, accordées à une frange de la société, pour sauver l’industrie automobile française.

D’ailleurs, on assiste à une guerre entre fabricants automobiles étrangers, menés par des cercles influents et certains médias soucieux de la manne publicitaire, que de défendre l’intérêt de l’Algérie, à poser les jalons d’une authentique politique d’industrie automobile.

Ceci dit, les concessionnaires automobiles, ne sont plus de la légalité représentée par la Loi de Finances, et le cahier des charges, destiné à l’exercice de cette activité.